Deux mois (presque) sans toucher un clavier, qui dit mieux ?
Comme dit mon papounet-Mc-Gyver-le-roi-des-étagères, je me suis "oxygéner les neurones".
Expression à la con, mais plutôt vraie.
J'ai fait un bout de chemin dans ma quête intime vers la sagesse et la quiétude, vers mon Moi intérieur quoi, l'authentique, le trop fou, le trop top.
Hum.
Et donc pendant que vous vous geliez les miches sous la flotte en France, mes potos de colo et moi on a crapahuté en Italie du nord sous 40 degrès voire plus.
Quelle bande de blaireau, je vous porte dans mon coeur au même titre que la dernière croquette lapée par Colin bébé le chat de ma tante.
Sans
W. la vie en communauté aurait été difficilement supportable.
Première semaine entière à manger de la salade, puisque notre bien aimée bombone de gaz est vite décédée.
Monter, démonter des tentes tous les 3 jours, se taper la vaisselle sans produit, manger dans l'herbe, et bien d'autre atrocités.. plutôt crever que d'être aimable.
Milan-Parme-Verone-Venise-Ravenne-Rome-Florence-Milan.Juste géant, le 14 juillet et le feu d'artifice à Venise où des types avec un seau de punch corsé nous file des colliers de fleur d'hybiscus en nous tendant une louche de boisson.
Milan, capitale incontestée de la mode après Paris, je manque m'évanouir en traversant une rue divine où les vitrines D&G, Chanel,MacQ, Dior, Miu Miu, & cie s'enchainent telles les pub de papier glacé qui ponctuent Elle.
Cherchez l'erreur, je suis en compagnie d'une bande de loutre affublées de casquette Quecha vissée sur le crane, de short immondes, d'un sac à dos multi poches beau à force de laideur, la bave aux lèvres.
Je les aurais abattu d'être si oxymoriques avec ce décor.
Sinon, regrettable, pas vraiment de contacts avec les autochtones, seulement avec mes camarades de Renault Trafic.
Bref, mon voyage au pays des gnocchis al ragù, en plus de m'avoir appris que rue se dit "via", m'a fait beaucoup de bien.
Retour à Agen le 30 ( j'ai quand même chialé sur les marches du train gare Montparnasse, trop jouissif de s'adonner à un tel cliché) et départ pour Montalivet le 31.
Charmante station balnéaire de mon enfance ou le plus grand centre naturiste d'Europe (que je ne suis pas, ne soyez pa offusqués) ou le profond médoc sans grand intérêt pour la population hype de France.
Camping- boulot rébarbatif-plage-surfeurs jte surkiffe la mèche humide.
Les joies du camping sont inégalables.. les douches mycosées, les toilletes -presque- en commnun (miam), les soirées décapantes (tendance envie de s'immoler par le feu sur le champs) à 'jouer' au remake Secret story dis moi un secret jten dis un, bande de beaufs, vaut mieux être seule que mal accompagnée, moi je vais me coucher.
Ce mois ci j'ai juste crevé de solitude, la frange au vent.
Je vous évite les détails croustillants de mon été, parce que tous les pans de ma vie susceptibles d'avoir un intérêt blogial (?) ben c'est des secrets. Héhé. (Ou alors c'est pas intéressant pour vous qui avez une vie estivale tellement trépidante, il va s'en dire)
Et puis telle une Robinson Crusoë du clavier, j'ai revécu de la moelle sans pc.
La blogosphère est un monde impitoyable, surtout avec des arbitres si dépitants.
Si j'ai la volonté du Dalaï Lama, mon papa spirituel, je n'ai même aucune envie de retourner sur msn.
Voir tous ces pseudos nazes et avoir ces "discussions" si spontanées et transcendantes, c'est juste inutile dans ma vie.
Mais j'aime écrire, et c'est un moyen simple de dire ce que je pense à l'intergalaxie entière, car la plateforme qui nous accueille est facile d'accés, et c'est pour ça que, même si il est fort probable que je stoppe celui là, un autre 'blog' est en projet.
Trop cool hein.
Ah et ma vie à Agen-la-ville-la-plus-cool-du-monde a un caractère minable juste insuportable, impossible d'être vraiment celle que je voudrais être, par manque d'ouverture d'esprit d'une population d'une banalité affolante, de lieux oversurkiffants pour sortir et de magasins de fringues trop folles.
Soit j'évolue, soit je meurs.